Institut Curie – Les projets KDOG

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Le contexte
Le cancer du sein est en passe de devenir la principale cause de morbidité et de mortalité en oncologie, chez les femmes du monde entier.
Le groupe KDOG-Curie a été précurseur en menant dès 2016 une étude préliminaire sur la détection du cancer du sein, à partir de la sueur, compresse appliquée sur le sein durant une nuit, avec des chiens de détection ; Et en réunissant en 2019 à Paris des équipes de 11 nationalités différentes afin de réfléchir ensemble sur ce sujet (KDOG International).
Motivation de l’équipe KDOG-Curie : pouvoir proposer un pré-test non invasif aux populations les plus fragiles, pour lesquelles l’accès aux soins est difficile : personnes en situations d’handicap, femmes très âgées, pays émergents, etc.

Les chiens
Malgré leur capacité olfactive à discriminer la présence de composés volatiles organiques en très faible concentration, tous les chiens n’ont pas les facultés pour y arriver. L’éducation des chiens basée sur le jeu nécessite un grand nombre de volontaires (saines et malades).
Malgré des résultats très prometteurs lors des études préliminaires, avec des taux de Sensibilité proche de 90%, les équipes de recherche se confrontent à de nombreux freins techniques et scientifiques : le manque de données probantes sur la conservation des odeurs, les méthodes et matériaux de recueil des odeurs (…). Il en résulte que les études cliniques en cancérologie ne sont pour l’instant pas en faveur d’une application en pratique clinique. L’équipe mène actuellement des travaux de recherche sur les matériaux et la conservation des odeurs, en partenariat avec des équipes compétentes (Université de Strasbourg, Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale, Université Paris Est Créteil) pour apporter les éléments scientifiques nécessaires à ces inconnus. Les chiens quant à eux continuent à travailler, avec l’objectif d’étudier en 2022 leur seuil d’olfaction. Les résultats seront utiles à toutes les équipes qui travaillent avec des chiens de détection, tant dans le domaine de la santé que pour la sécurité nationale.

KDOG COV – Recherche de la signature olfactive du cancer du sein
Pour décoder la signature olfactive, c’est à dire identifier les composés volatiles organiques présents dans les échantillons humains, nous utilisons des méthodes de chimie analytique. KDOG-Curie a réuni plusieurs instituts de recherche en chimie analytique (l’École Supérieure de Physique et de Chimie de Paris (ESPCI) et l’Institut de Recherche Criminelles de la Gendarmerie Nationale (IRCGN)) ainsi que
des spécialistes en analyse des data (Université Paris Est Créteil) autour du projet KDOG COV, dont les résultats de l’étude pilote seront soumis à publication en 2022. Aujourd’hui, après 6 ans de travail, nous savons qu’une application pratique n’est pas envisageable si
nous ne mettons pas toute notre énergie dans la recherche de la signature olfactive du cancer du sein qui à ce jour reste inconnue (KDOG COV). C’est pourquoi l’équipe cherche à acquérir un matériel de dernière génération de chromatographie couplé à un spectromètre de masse (Haute résolution).

Philippe Mont assure notre relation avec l’institut Curie. Vivre la Vie a fait le choix cette année de soutenir le projet KDOG. Le parrainage de Prince s’inscrit complètement dans les missions que se fixe Vivre la Vie.

« Nous venons de valider un chien, nommé Prince, un Springer. C’est un adorable jeune chien qui saute partout lorsque nous le récompensons pour ses bonnes réponses.

Il est temps maintenant que nous en faisions l’acquisition. Le chien vaut 2.400 € TTC. Aussi le don de Vivre La Vie 85 participera pour tout ou partie à l’achat de Prince.

C’est un peu comme un parrainage. Comme vous l’aurez compris au travers des documents que je vous ai transmis, KDOG est multiple. Il y a bien entendu le travail des chiens sur notre site de Champvoisy, actuellement en travail sur l’étude clinique. Il y a KDOG COV, et les études ancillaires qui ont pour objectif de compléter nos connaissances pour un jour nous l’espérons aboutir. Parmi nos travaux de recherche, nous lançons une étude de seuil. Quel est le seuil limite d’odeur que le chien est capable de détecter. Comme vous l’aurez compris, les COV’s du cancer ont un seuil très bas. Comprendre les limites du chien est donc très important. Prince sera le premier à ouvrir cette piste.

Vous participez ainsi à ouvrir un nouveau volet de KDOG. »

Philippe Mont, Coordinateur Technique KDOG